Bonne année 2010 à vous. Mes dessins en 2010 devraient malheureusement sortir au même rythme qu’en 2009, sauf si une campagne électorale fédérale m’inspire particulièrement… d’ici-là je me concentre pour soumettre une petit rien au concours de BD universitaire.
bande-dessinée
Noël 2009
Concours interuniversitaire de BD
Yé! Un concours interuniversitaire de BD. Pour une fois, je n’ai pas de raison de ne pas participer, même si j’ai aucune ambition. Mais le thème, oh la la…: l’insolite! Merde, ça aurait pas pu être les oiseaux ou les champignons? Je suis plus habitué à faire dans le contemplatif. Ou bien l’ADQ en 2008, c’était pas un peu insolite ça?
J’ai encore du temps pour réfléchir à mon affaire…
Gogogoéland!

Où êtes-vous, foule en délire? Depuis que 0,7 de ma foule a pris sa retraite de la blogosphère et que 1 de ma foule est presque parti à l’étranger, je me sens bien seul. Il faut dire que je ne vous gâte pas trop. Je suis encore pris dans mon affiche scientifique, la finalisation d’un montage de film pour des amis, puis plein d’autres trucs écologicodélirants.
Vais-je en venir à mon super projet qui était destiné à l’expozine? L’écologie n’est pas la science du bac de recyclage: mon titre de projet.
Souvenirs des quilles – Suite et fin
La Fosse aux filles – 3

Véra , le faux jockey, grimpée sur les genoux du chargé de cours, lui disait d’un ton cajoleur:
«Mon bon petit gros, j’ai une amie malade, tellement malade qu’elle ne peut pas descendre. Je voudrais bien lui porter des pommes et du chocolat. Tu permets?»
-Alexandre Kouprine, 1915
La Fosse aux filles – 2

Personne ne pourra dire qu’Emma Edouardovna est un vampire, une mégère, une sangsue. Mais je le répète, la paresse, la désobéissance, le caprice, l’amant sont des choses que je châtierai sans pitié, et celles qui s’y adonneront, je les jetterai à la rue comme des bêtes puantes, comme de l’ordure.
-Alexandre Kouprine, 1915
La Fosse aux filles

Depuis la fin du XIXe siècle, les deux rues de la Fosse, la Grande Iamskaïa et la Petite Iamskaïa, ne sont plus, d’un côté comme de l’autre, qu’une suite de maisons publiques.
[…]
Toute l’année, chaque soir, excepté les trois derniers jours de la semaine sainte, ainsi que la veille de l’Annonciation où «l’oiseau ne fait pas son nid où la fille aux cheveux coupés ne tresse pas ses nattes», dès la tombée du jour, on allume devant chaque maison, au-dessus du porche en bois découpé, une lanterne rouge.
J’ai un peu de temps à tuer ces temps-ci, pourquoi pas se remettre au dessin. Je viens de terminer la lecture de La Fosse aux filles d’Alexandre Kouprine qui ma inspiré de petits croquis et peut-être quelques planches à venir…
Souvenirs de Bylot – 5f)

(Cliquer sur l’image pour agrandir.)
P. S. : À 35 ans et avec dix ans de métier derrière moi, je me considère enfin capable de faire du crayonné/encré d’une manière à peu près satisfaisante. Il faut éviter que cette technique de pissou ne devienne une béquille, car la meilleure manière de faire un bon dessin vibrant reste de le faire une seule fois, avec un seul trait franc par trait. Tout cet échaffaudage/écrémage est le meilleur moyen de faire de la marde morte. Si on ne maîtrise pas cette technique, on est aussi ben d’y aller direct (à l’encre ou au plomb), quitte à ce que ça soit tout croche. Mais en bande dessinée, c’est un système utile lorsqu’il s’agit de se dépasser et faire des choses plus complexes.
Ça me rassure ou ça me conforte!




