Une banque qui a vos intérêts à coeur

Non, il n’est pas question ici d’une institution financière, mais plutôt d’une banque de tissus pour aider la recherche médicale. Voici une nouvelle bande dessinée que j’ai réalisée dans le cadre de ma résidence artistique au sein du Réseau de santé buccodentaire et osseuse (RSBO).

Couverture de la bande dessinée sur la banque de tissus de la Faculté de médecine dentaire de l'Université Laval et du RSBO Bande dessinée sur la banque de tissus de la Faculté de médecine dentaire de l'Université Laval et du RSBO - page 6 Bande dessinée sur la banque de tissus de la Faculté de médecine dentaire de l'Université Laval et du RSBO - page 5 Bande dessinée sur la banque de tissus de la Faculté de médecine dentaire de l'Université Laval et du RSBO - page 4 Bande dessinée sur la banque de tissus de la Faculté de médecine dentaire de l'Université Laval et du RSBO - page 3 Bande dessinée sur la banque de tissus de la Faculté de médecine dentaire de l'Université Laval et du RSBO - page 2 Bande dessinée sur la banque de tissus de la Faculté de médecine dentaire de l'Université Laval et du RSBO - page 1

Vous pouvez en apprendre davantage sur les travaux du Pr Abdelhabib Semlali à la Faculté de médecine dentaire de l’Université Laval et sa banque de tissus ici, ici et ici.

L’accès aux soins

Aller chez le dentiste, c’est rarement plaisant. Imaginez si vous étiez en perte d’autonomie ou à mobilité réduite.

Voici une des BD que j’ai préférées dessiner dans le cadre de ma résidence artistique avec le RSBO. J’ai eu le plaisir d’y rencontrer Dr Li qui a décidé créer une «clinique mobile», entre autres pour visiter les CHSLD où se trouve, on le sait encore plus que jamais, des patients très vulnérables qui ont besoin de soins adaptés.

Bonne lecture!

Page couverture de la bande dessinée sur l'accessibilité des cliniques dentaires (résidence artistique au RSBO) Page 1 de la bande dessinée sur l'accessibilité des cliniques dentaires (résidence artistique au RSBO)

Page 2 de la bande dessinée sur l'accessibilité des cliniques dentaires (résidence artistique au RSBO)

Page 3 de la bande dessinée sur l'accessibilité des cliniques dentaires (résidence artistique au RSBO)

Page 4 de la bande dessinée sur l'accessibilité des cliniques dentaires (résidence artistique au RSBO)

Page 5 de la bande dessinée sur l'accessibilité des cliniques dentaires (résidence artistique au RSBO)

Page 6 de la bande dessinée sur l'accessibilité des cliniques dentaires (résidence artistique au RSBO)

Page 7 de la bande dessinée sur l'accessibilité des cliniques dentaires (résidence artistique au RSBO) Page 8 de la bande dessinée sur l'accessibilité des cliniques dentaires (résidence artistique au RSBO)

Pour en apprendre davantage…

Cultures durables

Illustration de Delphine Bérubé pour l'épisode 4 du balado «Cultures durables»
Illustration ©Delphine Bérubé

J’ai eu le plaisir de participer à la série de balados Cultures durables, « une série balado de 5 épisodes dans laquelle on dresse le portrait de porteurs de projets inspirants; des gens qui réfléchissent sur l’écoresponsabilité dans le milieu des arts et de la culture ».

«Comment l’art s’adapte-t-il aux enjeux du développement durable? Découvre comment nos créateurs et penseurs de la relève peuvent réduire l’empreinte environnementale de l’écosystème culturel, de la production à la diffusion, comment ils envisagent changer les mentalités et quelle est leur vision du futur.»

Il s’agit d’une production de LOJIQ, avec Grand public et La Fabrique culturelle. Ici pour tous les épisodes.

 

 

Meilleurs vœux

Chères collaboratrices et collaborateurs, lecteurs et lectrices,
Voici venu le moment de tourner la page sur une année vraiment pas comme les autres!

Sapin de Noël avec boule de COVID-19 Meilleurs vœux 2021 et un vaccin contre la COVID-19

Merci à vous tous et toutes de travailler à la diffusion et à la vulgarisation des savoirs à un large public! Ou encore de votre soutien pour la promotion de la bande dessinée et des différentes formes de narration graphiques.
 

Au plaisir de collaborer à nouveau dans en 2021!

Les volatiles de Noël

Voici mon désormais traditionnel conte de Noël à saveur ahuntsicoise, publié dans le Journal des Voisins. Cette année, a m’a demandé d’y inclure Bernaches du Canada et Dindons sauvages, deux espèces de plus en plus présente dans ce quartier de Montréal.

Joyeux Noël  à tous et toutes! (vous pouvez lire tous les contes de Noël que j’ai dessiné pour le Journal des Voisin par ici)

Conte de Noël 2020 pour le Journal des Voisins, avec bernaches et dindons sauvages Conte de Noël 2020 pour le Journal des Voisins, avec bernaches et dindons sauvages Conte de Noël 2020 pour le Journal des Voisins, avec bernaches et dindons sauvages Conte de Noël 2020 pour le Journal des Voisins, avec bernaches et dindons sauvages

La Semaine de la culture scientifique

En septembre, on célèbre la Semaine de la culture scientifique du Québec et du Canada. J’ai eu le plaisir de participer au lancement de la semaine québécoise aux installations Chouette à voir! de l’Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie.

Nous y étions quatre illustrateurs et illustratrices scientifiques invités par Science pour tous, pour parler de notre métier et aussi, bien sûr, pour griffonner! Voici quelques photos de l’évènement, me mettant plus ou moins en scène, prises par Sarah Hermand.

Lancement de la Semaine de la culture scientifique 2020 à l'UQROP

Lancement de la Semaine de la culture scientifique 2020 à l'UQROP

Lancement de la Semaine de la culture scientifique 2020 à l'UQROP

Lancement de la Semaine de la culture scientifique 2020 à l'UQROP

(Photos ©Sarah Hermand de Science pour tous)

Une BD en étapes

Choisir ses outils

On m’approche souvent pour de nouvelles collaborations enthousiasmantes. Mais, souvent, ces nouveaux collaborateurs et collaboratrices sont peu familiers avec le processus créatif d’une illustration ou d’une bande dessinée.

Voici donc un bref aperçu de mon processus créatif et de mes étapes de travail.

1) Définir le message, l’angle et le public cible

Avant même de commencer à dessiner il faut se demander à qui on s’adresse, quel message on veut transmettre et comment on veut le transmettre.

La BD est un formidable médium qui peut nous transporter dans toutes sortes d’univers. Le texte et l’image se complètent de manière bien appuyer le message.

  • Toutefois, une page de BD peut rarement transmettre la même quantité d’information qu’une page de texte.
  • Pour un format court (une ou quelques pages), il faut donc bien cerner un ou deux messages principaux.
  • Il faut aussi être conscient du style de l’artiste, tant pour la dessin que pour la narration. C’est pourquoi il faut bien consulter son portfolio.

2) Le scénario

Une fois le message bien défini, on peut le découper sous forme de texte. En fiction, mes scénarios sont souvent beaucoup plus brefs et prennent davantage la forme d’un synopsis (court paragraphe qui résume l’histoire).

Pour des projets de documentaires ou de vulgarisation scientifique, il est primordial d’avoir un bon plan et un bon scénario. Quand le nombre de pages est limité, je dois bien choisir quelles sont les informations les plus pertinentes qui supportent le message à transmettre. Ça me permet aussi d’évaluer si le nombre de pages est adéquat pour la quantité d’information à véhiculée.

Exemple:

Page 1

  • Vous l’ignorez peut-être, les poissons ont des personnalités;
  • C’est ce qu’Emmanuelle a constaté, même si ce n’était pas au départ le sujet de son doctorat;
  • Elle étudiait au départ l’importance des cachettes dans la vie de l’Achigan à petite bouche;
  • Pourquoi les cachette sont importantes? Est-ce que les poissons stressés se calment plus vite quand ils peuvent se cacher?
  • Elle a réalisé une expérience pour répondre à la question.

Page 2

  • etc…

3) Les esquisses ou le scénarimage

C’est maintenant le moment de dessiner! Mais comme on est encore à la recherche du meilleur concept, le dessin est très brouillon. Il s’agit d’esquisser ses idées sur papier. En BD, il s’agit de découper le récit en plusieurs séquences qui s’imbriquent les unes avec les autres.

***C’est à cette étape qu’on peut discuter, débattre du meilleur concept, le remettre en question et faire des modifications majeures. Le dessin est très brouillon, justement car il risque de changer. Ça ne sert donc à rien de passer beaucoup de temps à peaufiner le trait.

4) Le crayonné

Une fois qu’on s’est entendus sur le concept et le récit, je procède au crayonné. Il s’agit d’un dessin beaucoup plus travaillé, mais qui demeure un peu brouillon.

À cette étape, il est encore temps de faire de petits ajustements: corriger des erreurs factuelles ou modifier légèrement les textes, tout en respectant l’espace alloué aux textes (on ne peut pas remplacer une phrase de 8 mots par une phrases de 15 mots sans modifier le dessin ou la composition de la page).

5) L’encrage

C’est maintenant le temps de tracer le trait définitif, que ce soit à l’encre ou à la mine. Normalement, à cette étape, il n’y a pas vraiment lieu d’y avoir de modifications, majeures ou mineures. Toutefois, c’est le moment de faire la révision linguistique.

6) Coloration

S’il y a lieu, la coloration est la dernière étape (que ce soit avec des teintes de gris ou des couleurs, numériquement ou avec de l’aquarelle, des feutres, etc.).

(Vous pouvez lire cette BD ici).

Voilà, vous en savez un peu plus sur mes étapes de travail! Évidemment, elles varient un peu selon les projets,  selon si je travaille seul ou avec des collaborateurs, selon les formats et médiums choisis.  Mais le plus important à retenir, pour les projets documentaires ou de vulgarisation est de bien définir le message, de bien réfléchir en amont du projet le plus possible, donc à l’étape de la scénarisation, des esquisses et du scénarimage. Il est toujours possible de revenir arrière, mais c’est un peu comme recommencer un nouveau projet.

Au plaisir de discuter avec d’autres auteurs et autrices de leur méthode de travail. Ou de collaborer avec vous sur votre projet!

Y en aura pas de faciles

Fait que, on parle de plus en plus de déconfinement… Mais pourquoi est-ce que c’est si compliqué et incertain?

Finalement, après avoir publié ça, j’ai décidé de dessiner ceci. J’ai étéfrappé d’une inspiration soudaine en regardant François Legault parler à la télé:

Bande dessinée de vulgarisation scientifique sur l'épidémiologie du coronavirus et de la COVID-19

Principales références

MàJ 15-04-2020

MàJ 20-04-2020

Il y a de plus en plus de publications scientifiques qui semblent montrer que le R0 (le nombre moyen de personnes infectées par une personne atteinte de la COVID-19) n’est pas de 2,5 ou 3, mais plutôt de 5 à 6, ou plus. Mélissa Guillemette, journaliste scientifique pour Québec science, a publié un texte qui fait le tour de la question.